Coronavirus COVID-19 - conseils pratiques

 
 
Coronavirus COVID-19 : conseils pratiques

Depuis janvier 2020, une épidémie de coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.
Retrouvez toutes les réponses officielles aux questions que vous vous posez sur ce qu’est le coronavirus COVID-19 et les recommandations pour votre santé et vos voyages.


 

Qu'est ce que le coronavirus COVID-19 ?

Les coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau coronavirus. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’organisation mondiale de la santé.

L’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux) est privilégiée.

La transmission interhumaine a été depuis confirmée.


Une plateforme et un numéro vert pour répondre aux questions

Le gouvernement a mis en place un site d’information :

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Un numéro vert répond aux questions des Français sur le nouveau coronavirus, 24h/24 et 7j/7 :

0 800 130 000

Attention, la plateforme téléphonique n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux.

Si vous avez des symptômes (toux, fièvre) qui vous font penser au COVID-19 : restez à domicile, évitez les contacts, appellez un médecin avant de vous rendre à son cabinet ou appellez le numéro de permanence de soins de votre région. Vous pouvez également bénéficier d’une téléconsultation.

Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, appellez le SAMU (15) ou envoyez un message au numéro d’urgence pour les sourds et malentendants (114 ou https://www.info.urgence114.fr/ ).

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À l'attention de tous : des gestes barrières à adopter

Il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Restez chez vous et limitez les contacts.
  • Lavez-vous très régulièrement les mains.
  • Toussez ou éternuez dans votre coude ou dans un mouchoir.
  • Saluez sans se serrer la main. Évitez les embrassades.
  • Restez à plus d’un mètre de distance les uns des autres
  • Portez un masque dans certaines situations

Les masques grand public

Le port d’un masque grand public est préconisé dans certaines situations pour se protéger et protéger les autres.

Dans tous les cas, le port d’un masque doit nécessairement s’accompagner du respect des gestes barrières (se laver les mains, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, ne pas se serrer les mains et éviter les embrassades) ainsi que des mesures de distanciation physique.

Les informations essentielles

Tout savoir sur le masque grand public

Les masques grand public sont une famille de masques à usage non sanitaire créés au terme d'une démarche conduite par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et reprise pour les environnements de travail par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

Les masques grand public sont fabriqués en respectant un cahier des charges exigeant et permettent de filtrer les gouttelettes contenant du virus.

Les masques grand public ont les propriétés suivantes :

  • ils sont en tissu, le plus souvent lavables et réutilisables ;
  • ils ont des propriétés de filtration allant d’au moins 70 % à plus de 90 % de filtration des particules émises d'une taille égale ou supérieure à 3 microns ;
  • un logo obligatoire permet de les identifier facilement ;
  • une notice d’utilisation permet de les porter et de les entretenir dans des conditions optimales de sécurité ;
  • ils ajoutent une barrière physique, notamment en cas de contact étroit avec d'autres personnes. Le port de ces masques doit ainsi s'accompagner du strict respect des gestes barrières ainsi que des mesures de distanciations physique et sociale.

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Composez le bon numéro en fonction du besoin

Afin de ne pas saturer ni les services de secours, ni le SAMUService d'aide médicale urgente, voici à qui vous adresser :

  • Pour des questions d'information générale (non médicales) : appelez le numéro vert national au 0 800 130 000.
  • Vous avez des symptômes (toux, fièvre) qui vous font penser au coronavirus : restez à domicile, évitez les contacts, appelez un médecin avant de vous rendre à son cabinet. Vous pouvez également bénéficier d’une téléconsultation.
  • Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, appelez le SAMU (15) ou le numéro d’urgence pour les sourds et malentendants (114 ou https://www.info.urgence114.fr/ ).

Le recours au SAMUService d'aide médicale urgente (15) doit être réservé à la prise en charge de patents présentant des signes de gravité et qui nécessitent soit une intervention des services de secours, soit une hospitalisation, pour sécuriser la prise en charge de leur maladie.

que faire en cas de Symptômes

appel civisme covid19


Pour les adultes et enfants en situation de handicap, la famille et les proches aidants, les professionnels médico-sociaux

Le secrétariat d'Etat auprès du Premier Ministre chargé des personnes handicapées a mis en place une foire aux questions pour les adultes et enfants en situation de handicap, la famille et les proches aidants, les professionnels médico-sociaux.

Consultez le site internet dédié : https://handicap.gouv.fr/


Salariés et employeurs : des fiches pratiques sont à votre disposition

Retrouvez ici les fiches conseils édités par le ministère du Travail pour aider les salariés et les employeurs dans la mise en œuvre des mesures de protection contre le COVID-19 sur les lieux de travail.

Téléchargez-les et partagez-les avec vos salariés ou vos collègues en cliquant ICI .

Consultez également le site internet de votre fédération professionnelle pour compléter votre information.


Attention aux arnaques !

Profitant de la situation sanitaire actuelle, des personnes ou sociétés malintentionnées multiplient les arnaques .

Aussi, le préfet du Haut-Rhin rappelle que :

1) Les dépistages du Coronavirus sont uniquement effectués par les autorités et services sanitaires pour confirmer un diagnostic. Toute société ou individu vous proposant un dépistage n’est pas compétent en la matière.

Il n’existe pas à ce jour de vaccin, d’aliments, de purificateurs d’air, de lampes, de compléments alimentaires ni d’huiles essentielles qui protègent ni ne permettent de guérir du coronavirus. Dès lors toute présentation de produits (alimentaires ou non) affirmant protéger ou guérir du coronavirus relève de la pratique commerciale trompeuse.

2) Des sites internet frauduleux cherchent à vendre des médicaments prétextant une efficacité contre le virus ou des médicaments destinés au traitement d’autres maladies (VIH, paludisme, etc.) qui font l’objet de recherches dans le cadre de la lutte contre le virus. La vente de ces derniers n’est possible que sur prescription médicale et en pharmacie. Acquérir ces médicaments en ligne est illégal et peut vous exposer à des risques graves pour votre santé (effets indésirables voire faux médicaments).

3) La vente sur internet de paracétamol a été suspendue. Les annonces sur internet proposant ce médicament sont donc frauduleuses .

4) Les attestations de déplacement sont faites soit sur l'honneur, soit par l'employeur et sontgratuites. Seules les attestations officielles imprimées ou recopiées sur papier libre sont valables. Faites attention aux sites proposant d’éditer une version numérique de cette attestation : vous êtes susceptibles de fournir des données personnelles particulièrement sensibles. Pour télécharger une attestation, utilisez le site de la préfecture :
www.haut-rhin.gouv.fr

5) L’amende de 135 euros pour non-respect des mesures de confinement n’est jamais à payer sur place. Elle est envoyée par voie postale.

6) La décontamination des logements privés n’est pas prévue à ce jour par les services de l’État. Les personnes prétextant une décontamination obligatoire n’y sont pas habilitées et cherchent à s’introduire à votre domicile frauduleusement.

7) Certains individus exercent, de manière illégale, l'activité d'intermédiaire en financement participatif en profitant de l'élan de solidarité d'aide aux personnels soignants organisé par des plateformes d’appel aux dons ou des cagnottes. Assurez-vous de l’identité du professionnel et de la destination de vos dons avant d'effectuer un transfert d'argent.

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Le préfet du Haut-Rhin appelle à la plus grande vigilance et à redoubler de prudence quand il s’agit de passer des commandes sur Internet.


Le préfet du Haut-Rhin a rencontré le 10 mars l'équipe de direction de l'hôpital de Mulhouse. Il salue la très forte mobilisation des professionnels de santé, extrêmement sollicités pour la gestion de cette crise. Il les en remercie chaleureusement.

Les cas graves sont pris en charge à l'hôpital. Dans les autres situations, les personnes font l’objet d’un confinement et d’une prise en charge à domicile.

Les établissements de santé du département ont été mis en alerte afin d’assurer la prise en charge hospitalière de l’ensemble des patients adressés après appel au SAMU. Les capacités en tests covid-19 ainsi que les capacités de réanimation sont en cours de renforcement.

Les hôpitaux et cliniques annulent toute chirurgie non-urgente pour accueillir le maximum de malades du coronavirus.

Les établissements de santé sont extrêmement mobilisés et prêts à recevoir les patients et à réorganiser les prises en charge programmées pour prioriser les cas graves. Le suivi des capacités en lits est effectué 2 fois par jour. Les équipes des SAMU, en forte tension, se sont organisées pour répondre aux appels, avec la mise en place d’une solidarité entre SAMU et l’intervention de professionnels des hôpitaux en renfort.

Les établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) mettent en œuvre les mesures nécessaires afin de protéger leurs résidents, qui constituent des personnes fragiles face au coronavirus.

Le 11 mars 2020, le ministre des solidarité et de la santé a annoncé la suspension de l’intégralité des visites extérieures en EHPAD et en unité de soins longue durée. Dans les résidences autonomie, les visites sont fortement déconseillées. Des exceptions pourront être décidées par le directeur pour des situations exceptionnelles. Ces restrictions devront durer tant que la situation sanitaire l’exige, et seront accompagnées de mesures pour rendre cette situation plus simple pour les personnes âgées et leur proche (par exemple, par la mise en place de visioconférences).

Les tests covid-19

Depuis le 16 mars, les laboratoires d’analyses médicales de ville s’engagent dans la réalisation des tests covid-19, pour des prélèvements destinés prioritairement aux professionnels de santé symptomatiques : médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes, etc. Afin d’assurer ces prélèvements dans des conditions optimales, les laboratoires d’analyses médicales ont été approvisionnés en masques de protection FFP2 ; et les prélèvements seront effectués au domicile ou au cabinet des professionnels.

Les tests concernant les patients - cas graves, hospitalisés - continueront à être effectués à l’hôpital, de même que les tests concernant les personnels de ces établissements.

La prise d'Ibuprofène peut être un facteur aggravant de l'infection

Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé, a précisé le 14 mars que "la prise d'anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone, ...) pourrait être un facteur d'aggravation de l’infection. En cas de fièvre, prenez du paracétamol. Si vous êtes déjà sous anti-inflammatoires ou en cas de doute, demandez conseil à votre médecin."

Restrictions sur les ventes de paracétamol

Aucun problème d'accès aux médicaments n'a été signalé en relation avec l'épidémie de coronavirus covid-19 en France, ni en Europe. Il n’existe notamment aucune pénurie actuelle ou à venir de paracétamol. Néanmoins, l’industrie pharmaceutique mondiale est très dépendante des activités de production en Asie. Si l’épidémie devait se poursuivre pendant une longue période, des impacts sur la disponibilité de certains médicaments ne seraient pas à exclure. Le ministère des solidarités et de la santé suit de près l’évolution de cette situation, avec l’aide de l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

L’ANSM a décidé, afin de garantir leur disponibilité, qu’à partir du 18 mars 2020, les pharmaciens pourront délivrer sans ordonnance une seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g) par patient ne présentant aucun symptôme, ou deux boites (500 mg ou 1g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre). La vente sur internet des médicaments à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine est suspendue.