25 novembre - Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 
 
25 novembre - Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Depuis 1999, le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Le 25 novembre 1960, trois femmes dominicaines, les sœurs Mirabal furent brutalement assassinées sur les ordres du chef de l’Etat dominicain, Rafael Trujillo. Le 19 octobre 1999, lors de la 54ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, les représentants de la République dominicaine et 74 États membres ont présenté un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La résolution 54/134 a été adoptée le 17 décembre 1999.

En une année, près de 210 000 femmes sont victimes de violences conjugales physiques et/ou sexuelles. Le dernier rapport des morts violentes au sein d'un couple déplore 102 féminicides en 2020; une femme meurt en moyenne tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

Les violences faites aux femmes constituent une priorité des politiques publiques. L'année 2019 a abouti à de nombreuses mesures visant à mieux prévenir ces violences et à accompagner les victime en raison du nombre élevé des violences conjugales cette année là. Les violences faites aux femmes sont multiples, et prennent différentes formes : violences sexuelles, mariage forcé, prostitution, mutilations sexuelles, violences morales, violences psychologiques, violences conjugales...
Elles n'épargnent aucun milieu, aucun territoire, aucune génération.

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Le 25 novembre 2021, Louis Laugier, Préfet du Haut-Rhin, accompagné d’Arnéla Mauchamp, Déléguée départementale aux droits des femmes, s’est rendu à l’Association ESPOIR de Colmar.

L’Association ESPOIR est pleinement mobilisée dans la prise en charge des personnes vulnérables, notamment les femmes victimes de violences. La structure est dotée d’un Service d’Aide aux Victimes, avec une permanence au Tribunal Judiciaire de Colmar. Les victimes bénéficient d’un soutien juridique, social et psychologique au sein de l’Association.

Les auteurs de violences sont également pris en charge pour éviter la récidive. Ils ont la possibilité de participer à des groupes de parole, mais aussi à un stage de citoyenneté pour les auteurs d’infractions délictuelles et à un stage relatif aux infractions sexuelles permettant de créer une réflexion de groupe autour des actes commis afin de contribuer à la prévention de la récidive.

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En fin de journée, Fabien Sésé, directeur de cabinet du préfet, et Catherine Sorita-Minard, procureure de Colmar, ont présidé une table ronde avec l'ensemble des structures engagées dans cette politique publique. Différents acteurs étaient présents : associations, institutions, soignants, forces de l’ordre… L’occasion d’échanger et de valoriser les actions menées ces deux dernières années dans le département en faveur des femmes victimes de violences : la mise en place des Téléphones Grave Danger (TGD), le dispositif bracelet anti-rapprochement ou encore la question de la protection des enfants. Plusieurs points d’amélioration et pistes de travail ont été identifiés.

Dans le Haut-Rhin, tous les acteurs sont mobilisés pour lutter contre les violences faites aux femmes.

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#NeRienLaisserPasser

Depuis plusieurs années, l'ensemble des commissariats de police du Haut-Rhin lutte contre ce fléau au service d'un public fragile.
Ainsi, la Police Nationale met tout en œuvre pour accueillir ces personnes notamment avec le dispositif TAC : tableau d’accueil confidentialité :
À leur arrivée dans les commissariats, les victimes peuvent se présenter à l’accueil à l’abri des regards et indiquer d’un signe de main l’un des deux cercles de couleur.

  • Orange si elles sont victimes de viol, agressions sexuelles, violences conjugales ou intrafamiliales.
  • Bleu si elles souhaitent déclarer autre chose.
TAC 1
TAC 2

L’objectif de cette mesure est simple : garantir la discrétion et la prise en charge rapide des victimes.

Elles sont ensuite redirigées en priorité vers un policier spécialisé.

Des intervenantes sociales, une psychologue et des permanences d'association sont également disponibles et au service des victimes dans plusieurs commissariats de Police.