2021

« 1 jeune 1 mentor » : Déplacement à Mulhouse de Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement

 
 
 « 1 jeune 1 mentor » : Déplacement à Mulhouse de Sarah El Haïry, secrétaire d’État

Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement auprès du ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, s’est rendue à Mulhouse vendredi 21 mai

afin de valoriser les différents dispositifs de mentorat, scolaire et professionnel, présents sur le territoire.

 

Contexte

Dans le cadre du plan France Relance, le volet intitulé #1 jeune 1 solution, a pour objectif de trouver une solution adaptée à chaque jeune qui se présente sur le marché du travail. Il avance trois priorités :

  • Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle  ;
  • Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et métiers d’avenir  ;
  • Accompagner 300 000 jeunes éloignés de l’emploi en construisant des parcours d’insertion sur mesure.

Son application a été consolidée en 2021 avec une dotation totale de 6,7 milliards et 17 mesures qui conjuguent des dispositifs renforcés, des mesures nouvelles et des enveloppes spécifiques déclinées au niveau de chaque département.

Afin d’offrir la possibilité au plus grand nombre de bénéficier de cet accompagnement, le dispositif « 1 jeune 1 mentor » a été instauré. Son ambition est d'augmenter le nombre de « mentorés » de 25 000 à 100 000 fin 2021, puis 200 000 en 2022, avec un budget de 30 millions d'euros alloué à ce projet pour l'année 2021.

Le mentorat est une pratique d’accompagnement sur le long terme d’une personne (le mentoré) par une autre personne (le mentor) qui transmet ses expertises et conseils et met à disposition son expérience et ses réseaux. Le mentorat permet aux jeunes de gagner en confiance et contribue à éviter les phénomènes d’autocensure. Il vise à transmettre des savoir-faire, des savoir-être et surtout un savoir-devenir.

Témoignages au collège Wolf d’enfants accompagnés par des mentors

Sarah EL HAÏRY a débuté sa visite au collège Wolf de Muhouse. Ce collège fait partie du réseau d’éducation prioritaire renforcé du département du Haut-Rhin. Conduit par le principal Rachid Ezzedgui, il accueille 468 élève répartis en 20 classes.

La ministre y a rencontré des binômes étudiants mentors et des jeunes mentorés issus d’écoles et de collèges mulhousiens, accompagnés par l'Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville).

L’AFEV est une association nationale qui s’est implantée très récemment à Mulhouse, en 2019. Julie Grosshans, responsable locale de l’association et Julie Grosshans, déléguée territoriale de l'AFEV, ont présenté à la ministre les actions mises en œuvre par l’association dans les établissements scolaires de Mulhouse, notamment l’action de mentorat éducatif au bénéfice d’enfants et jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville : 17 étudiants bénévoles sont mobilisés pour accompagner 6 collégiens et 11 élèves. La particularité du dispositif, c’est qu’il prévoit l’intervention de l’étudiant au domicile du jeune ou de l’enfant, deux heures par semaine pendant 25 semaines.

Le mentorat éducatif sous forme d’accompagnement individuel se centre sur les besoins de l’enfant tout au long de l’année scolaire. Cet accompagnement vise à favoriser la réussite éducative mais il est également personnalisé pour répondre aux problématiques spécifiques de l’enfant : difficultés scolaires, déficit d’autonomie, de mobilité, difficultés dans son orientation, manque de confiance en soi, besoin d’ouverture culturelle, besoin de soutien dans la prise en main des outils informatiques,...

L’association intervient également dans la mobilisation de volontaires du service civique qui interviennent dans des collèges en renfort et soutien aux équipes pédagogiques.

Le partenariat de l’AFEV avec le collège Wolf permet la mise à disposition de deux volontaires en service civique intervenant dans le cadre du dispositif « devoirs faits » ainsi que dans l’animation d’un club « filles ».

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du projet d’établissement et plus précisément dans deux de ses axes essentiels : accompagner en classe et hors classe (devoirs faits, groupe de prévention de décrochage scolaire, école ouverte…) et développer l’acquisition de valeurs communes (respect de soi et des autres afin de former des citoyens engagés, éclairés et responsables).

Sarah El Haïry a pu échanger avec des volontaires bénévoles et s’est enquise du ressenti des élèves ainsi suivis et des bénéfices de ce dispositif sur leur quotidien et leur parcours scolaire.

Tous ont déclaré se sentir plus forts, plus sécurisés grâce cet accompagnement, qui au-delà d’un soutien revêt également un sentiment d’être encourager par un « grand frère » ou une "grande sœur". Les enfants ont témoigné avoir gagné en assurance et ont même partagé avec la ministre leur projet d’avenir et leur ambition professionnelle.

 

Donner la chance à tous de réussir à la Fabrique 43

La ministre s’est ensuite rendue à la Fabrique 43, un lieu d’innovation, fondé en 2018 par l’IRFA-Est et dédié à l’expérimentation pédagogique et au numérique pour la formation.

A travers ses actions, cette structure affiche les intentions suivantes :

- révéler des talents et compétences

- produire des pistes pédagogiques nouvelles sous forme d’objectifs et de formats pédagogiques

- permettre la rencontre d’activités, de compétences, de métiers et de publics qui n’ont pas vocation à se croiser.

Sarah El Haïry y a rencontré des binômes de mentor et de mentoré participant au dispositif « Objectif 100 jeunes ». Lancé par le député Bruno FUCHS, il vise à accompagner individuellement 100 jeunes en décrochage scolaire ou en déshérence sociale par des tuteurs insérés professionnellement.

La ministre a pu dialoguer avec des jeunes, au parcours scolaire et personnel difficile, mais qui témoignent aujourd’hui de leur réussite et du développement de leur projet professionnel : création d’une entreprise, investissement bénévole dans l’accompagnement sportif et éducatif, etc.