Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

 
 
Pour sensibiliser la société toute entière et contribuer à la lutte contre ces violences, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé en 1999 le 25 novembre « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ».

Cette date avait été retenue dès 1981 lors des premières rencontres féministes d’Amérique latine et des Caraïbes, en hommage à trois militantes Dominicaines assassinées en 1961 pour avoir combattu la dictature.

Cette année, le contexte de confinement a malheureusement accentué les tensions familiales, conduisant à une augmentation des violences (les signalements sur la plateforme en ligne « Arrêtons les violences » ont augmenté de 15% depuis le 30 octobre).

Des dispositifs gratuits d’aide et d’urgence sont disponibles à toute heure pour les victimes et témoins de ces violences.

Quels sont ces dispositifs ? 

- Pour recevoir de l’aide et de l’écoute : le 3919, Violences Femmes Info, numéro anonyme et gratuit, disponible tous les jours de 9h à 21h

- Pour effectuer un signalement en ligne, anonyme et gratuit : la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr est disponible 24h/24 7j/7

- Pour toute urgence : le 17(accessible par téléphone) et le 114 (par SMS), également disponibles tous les jours, 24h/24.

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En cas d’urgence, il n’y a évidemment pas besoin d’attestation de déplacement pour fuir. 

Vous souhaitez aider ? 

Diffusez autour de vous ces dispositifs d’aide qui peuvent sauver des vies

> Dossier de presse - Violences faites aux femmes - 25 novembre 2020 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,15 Mb

Avec le Grenelle des violences conjugales, c’est la première fois qu’un Gouvernement se fixe une ambition aussi élevée en matière de lutte contre les violences conjugales. Cette ambition se traduit par un budget 2021 en hausse de 40 %.

De nombreuses mesures importantes sont désormais en vigueur :

  • déploiement des bracelets anti-rapprochement ;
  • ouverture de 1 000 places hébergement dédiées en 2020 (5 M€) et 1 000 supplémentaires en 2021 (5 M€) ;
  • 39 500 gendarmes et policiers formés en 2020 ;
  • 53 conventions départementales pour permettre la prise de plainte à l’hôpital, possibilité d’activer le déblocage anticipé de l’épargne salariale, formation des enseignants, levée du secret médical en cas de danger immédiat pour la victime.

Par ailleurs, les téléphones grave danger (TGD) permettent aux victimes de joindre, en cas de grave danger, des professionnels via une plateforme de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24, et, le cas échéant, permettent aux forces de l’ordre d’intervenir en urgence. Leur déploiement a été accéléré, leur nombre ayant triplé depuis 2017. Au 5 novembre 2020, 1 644 avaient été déployés.

 

La lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes

 

La France est le premier pays au monde à avoir instauré un délit d’outrage sexiste à travers la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Elle permet notamment de verbaliser le harcèlement de rue grâce à une infraction d’outrage sexiste et de créer des infractions pénales pour lutter contre les différentes atteintes à la personne, notamment envers le public féminin. Depuis 2018, 2 131 infractions ont été notifiées par les forces de l’ordre.

Le dispositif d’arrêt de bus à la demande, mis en place par décret du 19 octobre 2020, permet à toute personne voyageant seule, et qui en fait la demande auprès du conducteur, de descendre entre deux arrêts de bus afin d’être rapprochée de sa destination.